Partitionnement d’un disque

Pour une sauvegarde ou un espace de stockage supplémentaire, vous pourriez vouloir ajouter un disque dur externe. Nous allons décrire ci-dessous pour l’exemple la création de deux parts sur disque.

⚠ Notez que tout ceci peut se réaliser après avoir chiffré le disque et créé un RAID identifié par exemple par “sd1” ensuite.

Identifier le périphérique

Branchez le disque dur au serveur. Si vous lancez la commande dmesg, vous verrez apparaître quelque chose comme ça :

umass0 at uhub0 port 1 configuration 1 interface 0 "Western Digital Ext HDD 1021" rev 2.00/20.21 addr 2
umass0: using SCSI over Bulk-Only
scsibus2 at umass0: 2 targets, initiator 0
sd1 at scsibus2 targ 1 lun 0: <WD, Ext HDD 1021, 2021> SCSI2 0/direct fixed serial.10581021383235373034
sd1: 1907727MB, 512 bytes/sector, 3907024896 sectors

Ces messages nous apprennent que le disque branché sera identifié par sd1. Modifiez la suite selon votre cas.

Partitionnement

On crée des “slices” avec disklabel en mode édition :

# disklabel -E sd1

Maintenant, on peut créer les partitions l’une après l’autre. En cas de doute, appuyez sur p pour afficher l’état actuel du disque.

Pour créer la première partition, on saisit a a. Cela signifie “ajouter une partition a”.

Laissez l’offset par défaut. Réglez la taille de la partition selon vos besoins. Notez que vous pouvez définir une taille avec :

Choisissez le système de fichier ’‘4.2BSD’’.

Créez la deuxième partition de la même façon avec cette fois-ci la combinaison ’‘a d’’.

⚠ Notez qu’on ne peut pas créer une partition “c”, cette lettre étant réservée pour désigner le disque entier. De même, je préfère ne pas utiliser “b” ici, car c’est souvent (mais pas obligatoirement) utilisé pour une partition d’échange “swap”. Toutes les autres lettres de l’alphabet restent valables.

Une fois terminé, utilisez la lettre q pour quitter et appliquer les changements.

Regardons maintenant l’état du disque en entrant disklabel sd1 :

# /dev/rsd1c:
type: SCSI
disk: SCSI disk
label: Ext HDD 1021
duid: 782f1ddb783cdd13
flags:
bytes/sector: 512
sectors/track: 63
tracks/cylinder: 255
sectors/cylinder: 16065
cylinders: 243201
total sectors: 3907024896
boundstart: 64
boundend: 3907024065
drivedata: 0

16 partitions:
#            size       offset  fstype [fsize bsize  cpg]
  a:    629153472           64  4.2BSD   4096 32768    1
  d:   3277870464    629153536  4.2BSD   8192 65536    1 
  c:   3907024896            0  unused

Au secours, c’est quoi tout ça???

Pas de panique, tout n’est pas important. Commençons pour une fois par les dernières lignes. Chaque partie décrit une caractéristique de la partition.

L’autre point important (parce qu’il faut l’avouer, il y a beaucoup d’informations qui ne nous serviront pas), c’est le “duid”.

duid: 782f1ddb783cdd13

Cet élément nous permettra d’identifier le disque lorsqu’on voudra le monter. Si vous voulez le retrouver, vous pouvez aussi entrer :

# sysctl hw.disknames
hw.disknames=wd0:bfb4775bb8397569,cd0:,wd1:56845c8da732ee7b,wd2:f18e359c8fa2522b

Nous avons presque terminé, il faut maintenant formater les deux partitions créées (a et d) :

# newfs /dev/rsd1a
# newfs /dev/rsd1d

N’oubliez pas le “r” 😉